Editos

Au dernier Congrès fédéral qui s’est tenu du 14 au 17 mai à Vogüe en Ardèche, les quelques soixante délégués présents m’ont fait l’honneur de m’élire au poste de secrétaire général de la FAGE-FO. Je tiens tout d’abord à les remercier tous, tout comme je tiens à remercier plus particulièrement Brigitte qui pendant 8 années -qui ne furent pas toujours un long fleuve tranquille- a réussi à maintenir à flot notre fédération.

François GUERARD

Depuis l’élection de Pascal Pavageau à la tête de notre Confédération à l’issue du Congrès de Lille, c’est un vent frais et vivifiant qui souffle sur notre vieille maison. Elle en avait bien besoin tant les positions de ces derniers mois avaient désorienté nombre de nos camarades. Le Congrès s’est exprimé, nous ne reviendrons pas sur les péripéties largement relatées par la presse mais nous regardons désormais l’avenir avec sérénité.

La télévision est décidément une bien étrange lucarne. Déjà réductrice de la réalité par le format même de l’image que l’on regarde, elle l’est d’autant plus lorsque ON décide de réduire le débit de l’information et de mal présenter par un choix bien orienté ce qui peut … gêner. En mode service minimum.

La bière de mars risque d’avoir un goût amer pour le gouvernement pour peu que la colère qui monte dans tout le pays, s’exprime par le nombre, dans les rues au travers des différentes manifestations déjà annoncées.

La coupe était pleine depuis longtemps dans l’administration pénitentiaire. Jeudi, après l’ignoble agression de trois surveillants à la prison de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais, elle a fini par déborder. Dès vendredi matin, plus d’un tiers des 188 établissements avaient débrayé pour soutenir leurs collègues et demander que des mesures efficaces soient prises.

Si les mots ont –encore- un sens, l’expression communément employée « partenaires sociaux » mérite réflexion. Eculés, rabotés, cuisinés à toutes les sauces, ces deux mots participent à cette espèce de béatitude sémantique qui ferait du monde du travail une belle embarcation où tout le monde ramerait dans le même sens pour atteindre ce pays de cocagne que sont les relations sociales.

Et un an de pluspour la revalorisation des carrières Si la patience est une vertu, les fonctionnaires doivent être des saints ! Une chose est sûre : à bonne école, M. Darmanin, poudre de perlimpinpin dans la main, est devenu maître dans l’art de l’enfumage. Pour peu, on pourrait saluer cet expert du dégagement en touche si la situation n’était aussi grave.

Ça ne s’était pas vu depuis 10 ans : mardi 10 octobre l’ensemble des organisations syndicales appellent les agents des trois versants de la Fonction Publique à faire grève et manifester pour se faire entendre à défaut d’être écoutées.

Voilà, depuis hier nous sommes en marche ! Mais en marche vers quoi ? Mystère et boule de gomme ! Pourtant, la réponse à cette question est essentielle. En ce début d’été, un parti unique -celui du président -disposera de la majorité absolue à l’Assemblée Nationale pour appliquer le programme du jupitérien Emmanuel MACRON.

Pas d’ordonnances sur les questions sociales   C’est sur « l’Hymne à la joie » de Beethoven à 22 h 27 précises qu’Emmanuel Macron, élu sans contestation possible 8ème président de la République française est apparu dimanche soir dans la cour du Louvre – en plein centre de Paris– avant de s’adresser à la Nation.