Les INJ se mobilisent contre l’inclusion scolaire forcée

A Metz, Bordeaux, Chambéry et Paris -quelque 250 personnes - mais aussi au CDDS de Rodez, à l’EIDC d’Argenteuil, à l’IJS de Bourg la Reine et dans un établissement pour Déficients Visuels de Saint-Etienne : jeudi 4 avril, les personnels des INJ (Institut des Jeunes Sourds et aveugles), réunis sous la bannière de l’intersyndicale FO, CFDT, CFTC, CGT, SNJSJA-Unsa et Sud, rejoints par de nombreux parents ou membres d’association et d’usagers, ont appelé à une journée de grève afin de mettre un coup d’arrêt à la volonté de la ministre, Sophie Cluzel. Celle-ci ne cache pas son souhait d’aller vers une école plus inclusive. C’est l’existence même des INJ qui risque ainsi d’être remise en cause. Rencontrée le 14 février dernier, la ministre est restée bien évasive devant les revendications des organisations syndicales. Pour Juan Navarro, secrétaire général du SNPASS et Laure Beyret, secrétaire de la section FO de l’institut des jeunes sourds de Paris et enseignante en histoire-géographie, il est grand temps d’ouvrir de véritables négociations avant de se retrouver face à des situations ingérables.